Il existe certains facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer sur lesquels on peut agir concrètement. On peut, par exemple, veiller à manger sainement, rester physiquement actif et exercer ses facultés intellectuelles. Apprenez-en davantage sur ces 3 facteurs de protection contre la maladie d’Alzheimer.

 

1. La Saine alimentation

 

 

Généralement, une alimentation qui est bénéfique pour la santé du cœur le sera également pour la santé du cerveau.

Inspirée du régime méditerranéen, une alimentation favorable à la santé du cerveau est composée d’une large variété d’aliments et repose essentiellement sur les produits d’origine végétale. Parmi les aliments à privilégier, on compte les légumes, les fruits, les grains entiers, les légumineuses, le poisson et les fruits de mer et les sources de bons gras, comme l’huile d’olive, l’huile de canola et les noix. Au contraire, la viande rouge, les boissons et aliments sucrés et les autres produits hautement transformés ont une place limitée.

Il est bon de se rappeler qu’il n’existe pas d’aliment miracle et que c’est à long terme que se produisent les bienfaits de l’alimentation sur la santé du cerveau!

 

2. L’Activité physique

Sans surprise, l’activité physique apporte une multitude de bénéfices sur la santé. Mais saviez-vous que bouger régulièrement agit aussi sur la santé du cerveau?

Être actif physiquement procure des effets positifs sur la santé psychologique (humeur et sentiment de bien-être) ainsi que sur les performances cognitives (attention, mémoire, vitesse de traitement de l’information).

Bouger peut aussi faire baisser la tension artérielle (haute pression) et le taux de cholestérol LDL (le « mauvais » cholestérol), soit deux facteurs de risque importants de la maladie d’Alzheimer.

L’activité physique est également une excellente occasion de socialiser et de briser l’isolement. Or une vie sociale active aurait un effet protecteur contre la démence.

Pour un maximum de bienfaits, l’idéal est de pratiquer au moins 150 minutes par semaine d’activités d’intensité moyenne à élevée. Chaque petit pas compte!

 

3. La Stimulation intellectuelle

 

De nombreuses recherches scientifiques ont établi un lien entre la pratique régulière d’activités « cognitivement stimulantes » et une diminution du risque de troubles cognitifs, comme la maladie d’Alzheimer.

 

Qu’est-ce qu’une activité « cognitivement stimulantes » ?

En deux mots, c’est une activité qui défie vos neurones! Pour obtenir des bienfaits, certaines conditions s’appliquent. D’abord, on doit pratiquer plusieurs activités différentes et oser en essayer de nouvelles. Il faut aussi y consacrer temps et énergie, et ce, en y trouvant plaisir!

Au quotidien, comment ça se traduit?

Selon les scientifiques, la pratique de 7 à 8 différentes activités de loisir « cognitivement stimulantes », à raison de 3 à 4 fois par semaine chacune, favorise la santé du cerveau.

Voici quelques exemples : des projets créatifs, des activités éducatives (cours de langue, baladodiffusion sur un sujet qui nous intéresse, etc.), des jeux cérébraux (sudokus, mots croisés, etc.) ou encore, des activités sociales et culturelles (club de lecture, visite virtuelle d’un musée, etc.).

Les activités « intellectuellement stimulantes » aideraient en effet à maintenir et à construire la réserve cognitive. Comment ça fonctionne?

Le cerveau conserve sa plasticité tout au long de la vie. Il est malléable, c’est-à-dire qu’il ne cesse jamais de s’adapter et de créer des connexions entre les neurones. Ces nouveaux réseaux constituent cette fameuse « réserve cognitive » et compenseraient les dommages causés par la maladie d’Alzheimer ou, tout simplement, par le vieillissement, contribuant ainsi à préserver la mémoire et d’autres fonctions cognitives.


 

Bref, bien manger, bouger et stimuler sa matière grise sont trois facteurs clés pour préserver la santé cognitive. Chaque petit geste compte et il n’est jamais trop tard pour commencer une nouvelle habitude! L’important est d’y aller graduellement, à notre rythme, et d’y prendre plaisir.