Plus d’un demi-million de Canadiens sont atteints d’une maladie neurocognitive. Avec le vieillissement de la population, on estime que ce nombre augmentera à 912 000 personnes en 2030. Au-delà de ces chiffres, presque tout le monde a une histoire personnelle et émouvante avec la démence. En janvier, mois de sensibilisation à la maladie d’Alzheimer, essayons de mieux comprendre cette condition.

 

Maladie d’Alzheimer et démence : Quelle est la différence ?

La démence n’est pas une maladie unique, mais plutôt un syndrome englobant plusieurs maladies où l’on observe une dégradation de la mémoire, du raisonnement et du comportement ainsi que l’inaptitude à réaliser les activités de la vie quotidienne. La maladie d’Alzheimer est une forme de démence. Elle est le type le plus répandu et représente environ 60 % des cas. Les autres formes de démence incluent notamment la démence vasculaire, à corps de Lewy et fronto-temporale.

Comment la maladie se développe-t-elle?

La maladie d’Alzheimer se caractérise par la mort des cellules cérébrales (neurones). Certaines protéines s’accumulent de façon anormale à l’intérieur des neurones et entre ceux-ci, on parle ici des plaques amyloïdes et les enchevêtrements neurofibrillaires. Ces changements entraînent graduellement un dysfonctionnement du cerveau et l’apparition de troubles cognitifs.

On sait aujourd’hui que les dommages au cerveau commencent jusqu’à 20 ans avant l’apparition des premiers symptômes de la maladie. Les symptômes se manifestent progressivement, le plus souvent après l’âge de 65 ans, et s’aggravent avec la progression de la maladie. On reconnaît 3 stades d’évolution :

Les signes annonciateurs

La maladie d’Alzheimer entraîne un déclin progressif des capacités cognitives comme la mémoire, le langage et l’attention, et affecte l’humeur et le comportement.

Comment cela se manifeste-il, concrètement? L’encadré qui suit présente un survol des signes précurseurs. L’initiative nationale « Les amis de la santé cognitive » a aussi mis en place un outil interactif permettant de mieux déceler les premiers signes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée selon des scénarios de la vie quotidienne : dans la cuisine, au restaurant, au bureau, dans les transports, etc. Jetez-y un coup d’œil!

 

Un mythe bien répandu…

Bien que la démence touche principalement les personnes âgées, elle n’est pas une composante normale du vieillissement. Il s’agit bel et bien d’une maladie.

Toutefois, il se peut que certaines facultés se fatiguent un peu lorsqu’on vieillit. Rassurez-vous : oublier un rendez-vous, ses clés, ou le nom de quelqu’un … font partie du vieillissement normal. Ces oublis occasionnels peuvent même se voir à tout âge et ne vous empêchent pas de fonctionner au quotidien. Si vous êtes inquiet de votre santé cognitive, mieux vaut en discuter avec votre médecin.

Peut-on se protéger contre le déclin cognitif?

On sait que le risque de développer une maladie neurocognitive augmente avec l’âge, la présence de certains gènes et chez les femmes (près de 60% des personnes atteintes sont des femmes). La plupart de ces facteurs accroissent le risque de développer la maladie, mais ne sont pas des causes directes.

La bonne nouvelle, c’est que l’adoption d’un mode de vie sain peut aider à réduire le risque d’en être atteint. Selon les scientifiques, environ 40 % des cas de démence seraient liés à des facteurs modifiables, c’est-à-dire, sur lesquels on peut agir. On peut, par exemple, rester actif physiquement, manger sainement et s’adonner à des activités de loisir « cognitivement » stimulantes. C’est d’ailleurs ce qui a inspiré la devise de Lucilab :

Un esprit sain, dans un quotidien sain !

 

Finalement, pour diminuer notre risque individuel, il est aussi recommandé de ne pas fumer, boire peu ou pas d’alcool, traiter les facteurs de risque des maladies cardiovasculaires (diabète, hypertension, cholestérol élevé) et d’obtenir un traitement adéquat en cas de dépression majeure.

Pour en apprendre davantage sur les facteurs de risques « modifiables » liés au mode de vie, cet article vaut le détour.

 


 

Pour en savoir plus

Visitez le site de la Société Alzheimer du Canada :